Réseaux sociaux, attention danger ! La justice sort le carton rouge
Le vent tourne pour les auteurs de dérives verbales sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan, Koné Braman Oumar, a lancé ce lundi 21 juillet un avertissement ferme à l’endroit de celles et ceux qui pensent pouvoir insulter, menacer ou inciter à la haine en ligne sans en subir les conséquences. Dans un communiqué transmis à la presse, le magistrat dénonce une montée préoccupante des dérapages malgré les multiples rappels à l’ordre lancés ces derniers mois.
Insultes, menaces, appels à la violence, diffusion de fausses informations… Les réseaux sociaux sont devenus, selon le procureur, un espace où certains se croient tout permis. Pourtant, ces comportements ne relèvent pas de la liberté d’expression mais tombent bel et bien sous le coup de la loi. Et la justice entend bien le rappeler avec fermeté. Le Parquet reçoit désormais régulièrement des plaintes émanant de victimes d’attaques verbales, d’atteintes à la dignité ou de publications malveillantes.
Deux affaires récentes illustrent ce tournant judiciaire. Le premier cas concerne Tokpa Flan Japhet, infirmier diplômé d’État, âgé de 43 ans. Le 5 juillet dernier, il publie un message considéré comme gravement outrageant envers une institution de la République. Malgré sa tentative de s’excuser devant le tribunal, il a été condamné le 18 juillet à trois ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de francs CFA. Un jugement exemplaire, voulu comme un signal d’alarme.
Le second cas, plus inquiétant encore, est celui de Diakité Moussa. Dans une vidéo largement partagée en ligne, il apparaît brandissant une machette, menaçant de mort les partisans d’un groupement politique. Un message aussi violent qu’inacceptable. Interpellé par les forces de l’ordre, il doit être présenté au Parquet ce mardi 22 juillet pour être jugé selon les textes en vigueur.
Pour le procureur Koné Braman Oumar, il n’y aura désormais plus de place pour les regrets de dernière minute ni les excuses tardives. La loi sera appliquée dans toute sa rigueur, sans complaisance. Le message est clair : les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit. Et ceux qui s’y croient à l’abri devront désormais rendre des comptes devant la justice.













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