BRUNO KONÉ : « l’ADU règle tous les problèmes »
A l’origine de la conception de l’ADU, l’ensemble des problèmes qui minent encore aujourd’hui le foncier urbain, il est apparu donc aux responsables de l’Etat et spécifiquement voire singulièrement de la construction, du logement et de l’urbanisme la nécessité d’avoir une seule unité de production, de conception et de validation. Cela a abouti à l’ADU (l’attestation de droit d’usage coutumier) qui sera unique, c’est-à-dire que le même numéro qui sera attribué à un lot sera le même et au ministère et dans le guide villageois. Et inversement les actes frappés du sceau régalien du ministère seront respectés comme tels et personne d’autre ne va y interférer. Cela règle donc toutes les confusions. Et désormais, les populations sont averties. C’est même une aubaine que cela arrive maintenant pour tout clarifier. Désormais, personne n’ira acheter un terrain sur la base d’une simple attestation villageoise. Il faudra avoir la confirmation que le lot que l’on veut acquérir dispose d’un identifiant unique qui ne peut être attribué à aucun autre acquéreur. L’ ADU met fin à la multiplication des guides dans un même village.
On ne le dira jamais assez, ainsi que l’affirment les experts ès qualité du ministère de la construction, du logement et de l’urbanisme cette attestation « a été instituée pour uniformiser les modèles des attestations villageoises sur l'ensemble du territoire national et pour sécuriser le processus d’acquisition de lots approuvés par nos populations, en proposant un modèle unique d’attestation coutumière sécurisé et traçable. Il vient apporter une solution aux insuffisances constatées dans la pratique des guides villageois et éviter les multiples attributions sur les parcelles issues de lotissements approuvés, puis offrir à nos populations la possibilité de faire des vérifications en ligne avant d’acquérir un lot. En plus, il propose le même niveau de sécurité sur les attestations coutumières au niveau de tous les villages sur l'ensemble du territoire national. L’objectif principal de cette réforme est de réduire sensiblement les litiges sur le foncier urbain ».
Pointer du doigt des indélicats dans le ministère n’est donc pas correct, même si l’on doive reconnaître que des indélicats il y en a partout et subissent la rigueur de la loi lorsqu’ils sont pris la main dans le sac. C’est un cas de conscience individuel. Un ministre ne peut pas se promener de bureau en bureau. Il n’a pas le don d’ubiquité. Son rôle, sa mission est de coordonner l’ensemble des activités. Il gère. Il pense. Il dirige. Il donne le la. Il a un directeur de cabinet régule. Il a des directeurs qui sont brillants : Abdoulaye Diallo, Kla Kouma, Célestin Koalla, Hubert Yomanfou, Coulibaly, Koné Lancina et j’en passe tant ils sont nombreux en qualité et en quantité. Des ingénieurs hyper-gradués. Des techniciens, des topographes expérimentés. Toute une kyrielle de pans de métiers dont le ministère foisonne au mètre carré. Alors, il faut arrêter les intrigues inutiles et nauséeuses qui n’ont pour objectif que chercher à noyer son chien et de détourner l’opinion de la stricte vérité.
La conférence de presse du jeudi a eu pour effet de confondre totalement les villageois et de démanteler le réseau des maraudeurs, le grémium des démarcheurs et autres petits plaisantins qui passent leur temps à falsifier les documents et à donner l’impression que c’est le ministère qui en est l’auteur.
Le complot ourdi contre des personnalités dont l’honorabilité, la conscience et élevée de leurs responsabilités et leur niveau d’expertises ne souffrent d’aucune ambiguïté, a ainsi été mis à nu. L’adage populaire est bien su de tous les Ivoiriens : « quitte de la pour je m’y mette ». Voilà le pot aux roses. Mais les Ivoiriens ne sont pas dupes et accompagnent en applaudissant les réformes engagées par le technocrate ès qualité Bruno Nabagné Koné.
BAS













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