Une accalmie est de mise mercredi matin à Bouaké, au lendemain d’une série d’attaques à l’arme lourde et à la kalachnikov entre deux factions ennemies de l’armée ivoirienne, a constaté APA sur place.
Aucun coup de feu n’a été entendu ce matin, ce qui explique la reprise du court normal de la vie. Les commerces sont ouverts ainsi que les services administratifs, mais les populations jouent à la carte de la prudence.
Bouaké (Côte d’Ivoire) - Des coups de feu ont été entendus dans la nuit de jeudi à vendredi dans un camp militaire de Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, ont rapporté des sources militaires et des habitants à l’AFP, invoquant un différent entre soldats.
"Cela impliquait des éléments du CCDO (centre de commandement de décision des opérations) et des éléments que nous n’avons pas pu identifier", a affirmé une source militaire sous couvert d’anonymat, sans plus de précision.
Des anciens rebelles démobilisés ont réclamé lundi de l'argent à l'Etat à Man, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, tandis que d'autres ont voulu occuper la préfecture de Bouaké, dans le centre, selon leurs porte-parole.
"Au moins 200" ex-rebelles démobilisés se sont rendus à la préfecture de Man pour réclamer "une prime de guerre de 18 millions de francs CFA" (27.000 euros) par personne, selon leur porte-parole Julien Kessé, joint au téléphone par l'AFP.