Contrôle de l’action de l’Etat, CIVIS-CI exhorte les citoyens à s’impliquer

by dunuya / Jul 07, 2017 / 0 comments

Le 4 Juillet dernier, l’Ong CIVIS-CI a organisé dans l’enceinte du centre de recherche et d’action pour la paix (Cerap), une conférence publique sur le thème : « le contrôle citoyen de l’action publique.» Deux présentations ont été faites à ce sujet par Fernand Julien GAUZE, Président du ROSCI-CCAP. Il ressort de cette conférence que, les insuffisances dans l’exercice des contrôles institutionnels ainsi que la faiblesse dans l’application des dispositions constitutionnelles instituant la séparation des pouvoirs dans la République ont conduit la Côte d’Ivoire dans un niveau de corruption des plus élevés. Ce qui a occasionné en 4 décennies, un accroissement exponentiel de son niveau d’endettement ayant conduit le pays à négocier son admission à l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés). Pis, selon le conférencier, en Côte d’Ivoire, il n’existe aucun seuil légal de plafonnement du niveau d’endettement de l’Etat, ni de mécanisme d’autorisation au-delà d’un plafond prédéfini. Face à ces préoccupations, souligne Fernand Julien GAUZE, les organes chargés du contrôle institutionnel de la gestion des ressources publiques ne peuvent donner ni des gages, ni des réponses suffisantes, d’où l’intérêt de recourir à de nouvelles sources alternatives comme le Contrôle Citoyen de l’Action Publique (CCAP). Qui permet aux citoyens d’exercer eux-mêmes le contrôle de l’action publique. L’on retient donc que, le CCAP a pour objectif de donner aux citoyens la possibilité d’intervenir dans la gestion des affaires publiques, de l’évaluer et, éventuellement, sanctionner par les suffrages, les autorités élues.   Le CCAP est donc un mécanisme citoyen qui vise à compléter, voire corriger les  failles des contrôles étatiques institutionnels qui sont généralement jugés insatisfaits. Toutefois le président de ROSCI-CCAP a souligné que, le CCAP n’est ni un contrôle juridictionnel ni un contrôle administratif, et il ne se substitue pas à ces deux contrôles. Au total, l’objectif in fine du CCAP est de négocier un changement  basé sur les dysfonctionnements relevés et bien documentés. Pour Christophe Kouamé, président de CIVIS-CI, cette conférence vise à permettre aux citoyens de connaître leurs droit pour qu’à partir de cette connaissance, les citoyens doivent faire le monitoring des actes gouvernementaux. Le CCAP est donc un outil de la participation citoyenne étant entendu que tous les citoyens doivent participer à la gestion de la cité.

 

 

Anna B

 

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